Périgueux 2010, le village Potemkine. Chap 4 Bientôt Memphis sur l’Isle ?

entre poubelles et voitures.jpgRésumé des épisodes précédents : Périgueux 2010 tourne de plus en plus à l’habillage de la triste réalité urbaine que présente la ville de Périgueux. Quelques axes reçoivent profusion d’équipements autant inutiles que coûteux, tandis que les autres voies ne reçoivent qu’un « retour » de quelques mètres destiné à créer l’illusion visuelle de chantiers aboutis. Mais cela tourne au plus parfait ridicule quand cette municipalité qui est toute entière aux non-choix veut absolument maintenir stationnements et trottoirs, circulation automobile et piétons.  

 

bouquet de panneaux1.jpgbeau et inutile,gênant21.jpgbeau et inutile,gênant21.jpgbeau et inutile, gênant2.jpgl'arbre prétexte.jpgl'entonnoir1.jpggênerlepièton.jpgtrottoir pour crabes.jpg

 

Rien n’arrête le zèle implantatoire des techniciens, jaloux sans doute de leurs collègues jardiniers. Sur quelques mètres vous aurez bornes, pots monumentaux, panneaux divers et barrières de protection.

 

Comme il serait trop commode de placer les dits panneaux dans le prolongement des barrières, ils sont décalés de 10 cm à l’intérieur du trottoir. La barrière ou la borne étant elle-même implantée à 10 cm de la margelle du trottoir … il vous reste au mieux  une cinquantaine de centimètres pour passer et croiser vos vis-à-vis.

 

C’est pourquoi sous le règne de « l’Aigle des Mots », les périgourdins ont adopté la curieuse posture qu’un Egyptien de l’antiquité n’adoptait lui que dans les peintures ou les bas-reliefs. Lorsque le trottoir s’élargit, pour ralentir sans doute la course effrénée des fauteuils roulants et des poussettes, un volumineux pot de fleur viendra étrangler ce passage malheureusement libre.

 

Ne dirait-on pas qu’une commande inconsidérée d’accessoires a rendu la ville propriétaire d’équipements surnuméraires qu’elle s’est empressée de placer dans un lieux libre et spacieux. Ainsi, point de laissé pour compte au fond d’une réserve, tout le monde sur le pont !

 

Mais l’ingéniosité des services techniques de la ville pour prendre le pièton dans une nasse est sans cesse renouvellée. Vous êtes d’abord accueilli par un entonnoir qui ne vous laisse pas encore penser que vous allez être piégé.

 

Bientôt, plus de retraite possible. Il vous faudra empiéter sur la chaussée ou raper vos vêtements contre le mur. (Notez que si vous traversez une rue à moins de 50 mètres d’un passage pour piètons vous êtes verbalisable. Et précisément au débouché de cette nasse …

 

En réalité, venant à contre-sens vous serez mieux loti. Ne serait-ce pas le rêve des techniciens municipaux que de vouloir canaliser les piétons par des sens obligatoires, des sens interdits, des voies sans issues comme de vulgaires automobiles ? Par petites touches, ce programme ne serait-il pas en voie de réalisation ?

 

Et encore, tout ceci n’est rien …. Périgueux est sans conteste la seule à compter des pistes cyclables aussi originales et peut-être bien aussi dangereuses.

 

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Travaux pharaoniques
Album : Travaux pharaoniques

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Une réponse à “Périgueux 2010, le village Potemkine. Chap 4 Bientôt Memphis sur l’Isle ?”

  1. Marc24 dit :

    C’est l’illustration de l’être et de paraître. On donne l’impression de faire alors que les habitants attendent qu’on fasse pour eux.

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