Cap à cap, M C B D le dit à M X D, la CAP a son cap et son gouvernail.

Monsieur le Ministre doit représenter souvent à Monsieur le Maire qu’il a un rang à tenir. Rivaliser avec son prédécesseur d’abord, et ravaler son bilan à un néant culturel en « oubliant » que plus de 50 % de l’action culturelle de Périgueux ont été initiés au cours des mandatures de Monsieur Guéna. N’est-ce pas ce que l’on apelle tuer le père ? Le Maire de Périgueux doit se hisser encore jusqu’aux célestes sphères qui sont celles du professeur Darcos et qu’atteste son épée d’académicien. Il faut enfin que les stucs périgourdins n’affadissent pas les ors ministériels. Alors Monsieur Darcos se laisse un peu aller et prend parfois pour sien les travaux des autres. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes tant que les « autres » ne s’offusquent pas.

Mais il peut arriver que d’aucuns qui n’ont peut-être pas l’indulgence de Monsieur Guéna s’insurgent.

 

C’est ce qui est donc advenu dans le Figaro Magazine du 17 novembre 2007 . Le maire de Périgueux y revendique comme sien le projet de navette ferroviaire qui doit relier les communes périphériques au centre de Périgueux. « Je défends un projet de navette ferroviaire qui desservirait Périgueux et sa périphérie. Nous souhaitons un vrai Plan de déplacement urbain (PDU), mais nous avons du mal à intéresser nos partenaires. Nous avons perdu du temps faute de partager la même vision. Cette idée de navette paraissait encore utopique il y a quelques années, parce que personne ne s’intéressait aux moyens alternatifs de transports.(…). »

«Un tacle ? Non, sire, un raffut.»

Aussitôt, Monsieur Bérit-Debat, Président de la Communauté d’Agglomération de Périgueux, renvoie Monsieur le Ministre à ses chères études : « Monsieur Darcos n’est pas le porteur de ce projet. Monsieur Darcos n’en n’a pas la paternité. La position de Monsieur Darcos est inopportune. » dit-il en substance.

Aussitôt Monsieur le Maire de rétorquer dans le Sud-Ouest du 03 décembre que, si ! c’est lui le papa de la navette ! Que, certes cette question n’est plus de la compétence de la ville, mais que c’est tout de même lui qui peut coordonner ce dossier au niveau ministériel ! Que Monsieur Bérit-Debat est un homme sans envergure, à courte-vue et à la compréhension limitée ! (X.D. est tout dans cette modestie et cette délicatesse selon le Fig’ Mag’ qui le décrit comme « hautain ».)

Et Monsieur le Maire qui décidément a du mal à prendre en considération tout ce qui dans l’histoire est antérieur à son entrée en politique, de rappeler ses mérites, ses demandes, ses actions comme si elles avaient été les premières dans cette question de la navette ferroviaire. Oublieux du temps et des gens au point qu’il néglige de dire que, quand bien même il aurait été le premier politique à reprendre la proposition (ce qu’il n’est pas), celle-ci a été émise en premier par un syndicat de cheminots.

Est-ce la fréquentation de Monsieur Borloo qui fait oublier un instant le langage châtié qui sied à un membre de l’Institut ? Voilà Monsieur Darcos qui prend son ton des « Rues Neuves » et nous la fait « populo » : « (…) je me suis précipité sur le secrétaire d’état aux transports pour lui dire (…) aide moi à trouver des ronds. » Oh ! Monsieur le membre de l’Institut ! Quel langage !

Mais c’est plus fort que lui, Monsieur Darcos a un ego surdimensionné qui le conduit invariablement à dénigrer les tiers, qu’ils soient de son camp (M Guéna, Me Labattut, Me Castanet) ou ses adversaires. M Bérit Debat n’y échappe pas : il ne sait pas comment fonctionne le char de l’état, M Bérit-Debat et son audience nationale sont de nature à faire éterniser la réalisation de ce dossier (tiens, tiens, comme Monsieur Mingasson. Cela veut-il dire que Monsieur Darcos au fond de lui aurait aimé voir Monsieur Bérit-Debat sur sa liste ?)

Et pour finir l’Aigle des Mots use d’une grosse ficelle qui a bien du faire rire les intéressés : « Si on avait un Auzou Président de la CAP, on n’en serait pas là. »

Mais là où c’est le plus drôle, c’est de voir Monsieur Darcos imprudemment avancer qu’il fera le bilan exaustif de tout ce « qu’il a amené à Périgueux » alors que le 19 janvier 2008, il bat en retraite devant cet exercice dans les colonnes de la Dordogne Libre. Ce qui est un signe d’usure et de manque de conviction en ses chances évident.

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3 Réponses à “Cap à cap, M C B D le dit à M X D, la CAP a son cap et son gouvernail.”

  1. Marc24 dit :

    Un animal aux abois est capable de tout pour se sortir de la fange dans laquelle il s’est vautré. Les électeurs sont assez intelligents pour savoir faire la part des choses. Il ne faut pas les prendre pour des ignares. Suis-je dans le crime de lèse-majesté quand je dis cela?

  2. Hermione dit :

    On dirait que Monsieur Darcos ne va à cette élection que contraint et forcé.

  3. Marc24 dit :

    Hermione, c’est l’impression qu’il donne. Je croirai plutôt à un jeu plus subtil. Faire semblant d’être las, contraint, victime, pour mieux attendrir l’électorat.

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