Quand Monsieur Darcos « cause le Sarkozy ».

(Il m’a été fait des remarques sur la longueur exessive de ces messages. Il paraitrait que cela nuit à la qualité de l’affichage sur certains appareils. Dont acte, je scinde.)

En marge de cet incident, N.S a encore fourni une démonstration de ce que l’école primaire, fut-elle installée à Neuilly, a failli à inculquer des notions fondamentales dans la tête de certains élèves. Tenant son discours habituel : « Je veux la rupture » et voulant cependant aider les agriculteurs dans leurs attentes d’aides européennes, N.S. ne peut s’en empêcher. « Mais je veux », dit-il en substance, « que certaines filières se réforment. Car c’est à cause de la pagaille qui y règne, qu’ils n’en tirent pas un prix favorable. » Décidément, et en politesse et en syntaxe, on ne se refait pas.

Et au coeur de sa campagne, Monsieur Darcos, agrégé de l’université, dresse de lui un portrait aimable et flatteur devant la caméra de 109apx. Après un assez fastidieux éloge de son lourd bilan et l’esquisse d’un programme qui doit beaucoup à la fantasmagorie de l’élève en retard dans sa composition qui jette en vrac quelques inventions de son cru en croyant que le prof ne remarquera pas le caractère brouillon de sa composition, Monsieur Darcos se livre à des attaques personnelles à l’encontre de Michel Moyrand et de son équipe.

Toujours modeste « Darcos le Hutin », dit qu’il n’a pas le même itinéraire ni le même mode de vie que Monsieur Moyrand. (Itinéraire soit, mais mode de vie ? Monsieur Darcos veut-il parler de sa vie parisienne ?) Puis « l’Aigle des Mots » fond sur sa victime avec ce qu’il croit son coup de serre fatal ! Lui et son équipe ne sont pas des politiciens professionnels, ils ont eu des métiers avant, eux … (Lisez attentivement les noms sur les deux listes et vous verrez que Monsieur Darcos ne doit pas déchausser ses lunettes seulement lorsqu’il fait le coquet devant les caméras de télévision.) Et poursuit-il : « Moi j’ai eu des générations d’élèves et d’étudiants à qui j’ai apporté quelque chose, et qui d’ailleurs je crois, m’en sont gré, gardent un souvenir de moi. » Sans doute pas de ses leçons de français ou bien alors ils ne lui en savent certainement pas gré.

C’est ça le Sarkozysme, la faute de syntaxe est contagieuse et contamine jusqu’aux plus éminents professeurs de lettres.

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