Nostalgies

Alors que nous buvions une bière avec quelques personnes sur une terrasse en face de la permanence de Michel Moyrand, plus exactement de son ancienne permanence, une phrase est venue dans la conversation. Le blues d’après élection semblait frapper quelques membres de notre petite bande.

Il y a l’avant, les réunions, les commissions, les permanences, les tracts, autrement dit l’action et la vie de ce groupe. Tendus qu’ils étaient vers cet objectif, ils avaient emmagasiné sans doute du stress. Il y a l’après, au lendemain des élections, et malgré les responsabilités que certains ont pris ou prendront, les tâches à accomplir ne remplissent pas encore tout l’espace qu’occupait la mobilisation d’avant élection. Pour les autres, cette agitation prend fin.

Un déménagement plus tard, les meubles, affiches, ordinateurs, stocks de tracts et revues de presse embarquées dans quelques véhicules nous étions tous moins préoccupés par le blues que par la recherche de la clef du local où devait être entreposé ce matériel. Après quelques coups de fil, clef en poche, nous partions vider nos coffres et nos banquettes. Ce fut fait en un tournemain.

Et nous sommes convenus alors qu’après un si dur labeur, nous avions soif et que nous ne pouvions nous quitter comme ça. C’est ainsi que nous avons atterri dans un café restaurant Turc récemment ouvert dans le quartier des quatre chemins. La conversation porta alors sur des questions diverses et variées, du goût des olives au piment jusqu’à des sujets plus politiques.

C’était peut-être bien la dernière action qui pouvait nous rappeller nos occupations de campagne électorales.

Encore qu’en ce qui me concerne, je n’ai aucun blues post élection. Juste un peu de nostalgie de ces franches rigolades, de ces discussions que l’on pouvait avoir avec les uns et les autres, au travail, au bistrot, avec des militants, avec des copains, avec n’importe qui voulant bien parler de ces élections.

Mais ça va passer, forcément. Quand sont les prochaines ?

3 Réponses à “Nostalgies”

  1. Marc24 dit :

    Hermione, six mois de travail on trouvé leur résultat dans l’élection du nouveau maire de Périgueux. Les moments ont été intenses et maintenant, ils sont entrés dans le placard aux souvenirs. Faut-il être nostalgique de ces moments? Ce n’est pas mon avis. Il faut penser à notre vie à chacun. A nos projets personnels.

    Vous allez me trouver bien égoïste, Hermione. Pas du tout! Je crois que ces francs moments de camaraderie que nous avons vécus ensemble peuvent se continuer. Toutes ces nouvelles relations ne vont pas s’effacer comme par enchantement. Ces réseaux de copains peuvent continuer. Ici, par un verre, là, par un mail, ailleurs par un coup de téléphone. Ils s’y échangera des idées. De ces idées que nous aimons tant, des idées progressites, des idées où l’humain est au centre de nos préoccupations. C’est cela le combat politique. Pour construire l’avenir! Le nôtre, celui de nos concitoyens, celui de nos enfants.

  2. Hermione dit :

    Ah ! J’en suis d’accord !

  3. Marsipulami dit :

    Perso, j’ai choisi (pour ma première, ici) la campagne sur les cantonales Périgueux Centre..et j’y ai trouvé largement cette camaraderie socialiste, de nouvelles amitiés et des fidélités à cultiver..qu’on a bâti ensemble autour d’une distri de tracts, d’une réunion, d’un rire échangé avec Matthieu/Chantal et d’autres…

    Là aussi, à la fin, c’était un peu le « spleen normal » de la post campagne..où tu te sens inutile, simplement, car il n’y a plus rien de prévu..et puis c’est aussi une forme de décompression normale, après une immersion…

    Maintenant j’ai un travail, je visais pas un poste..et dans notre petite équipe..la plupart avait le même profil, donc on se revoit toujours avec plaisir, humblement, entre militants et camarades.

    Il me reste aussi des beaux souvenirs..des vidéos..des rencontres avec des « personnages » politiques interessants comme Cazeau, et l’essentiel..la sensation que nous aussi, on a été utile…Matthieu a fait 48% et Chantal a super oeuvré, donc ça a été génial aussi..même si la victoire n’a pas été au bout.

    Les campagnes forment les militants, elles nous apprennent aussi à être plus proches des citoyens..alors on attend la suite, il faut que le PS propose du concret aux français, que le congrès débouche sur du fond..et pas sur du « blabla » rénovateur à la Hollande…

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