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Archive de la catégorie ‘à propos de la campagne’

Nostalgies

Dimanche 30 mars 2008

Alors que nous buvions une bière avec quelques personnes sur une terrasse en face de la permanence de Michel Moyrand, plus exactement de son ancienne permanence, une phrase est venue dans la conversation. Le blues d’après élection semblait frapper quelques membres de notre petite bande.

Il y a l’avant, les réunions, les commissions, les permanences, les tracts, autrement dit l’action et la vie de ce groupe. Tendus qu’ils étaient vers cet objectif, ils avaient emmagasiné sans doute du stress. Il y a l’après, au lendemain des élections, et malgré les responsabilités que certains ont pris ou prendront, les tâches à accomplir ne remplissent pas encore tout l’espace qu’occupait la mobilisation d’avant élection. Pour les autres, cette agitation prend fin.

Un déménagement plus tard, les meubles, affiches, ordinateurs, stocks de tracts et revues de presse embarquées dans quelques véhicules nous étions tous moins préoccupés par le blues que par la recherche de la clef du local où devait être entreposé ce matériel. Après quelques coups de fil, clef en poche, nous partions vider nos coffres et nos banquettes. Ce fut fait en un tournemain.

Et nous sommes convenus alors qu’après un si dur labeur, nous avions soif et que nous ne pouvions nous quitter comme ça. C’est ainsi que nous avons atterri dans un café restaurant Turc récemment ouvert dans le quartier des quatre chemins. La conversation porta alors sur des questions diverses et variées, du goût des olives au piment jusqu’à des sujets plus politiques.

C’était peut-être bien la dernière action qui pouvait nous rappeller nos occupations de campagne électorales.

Encore qu’en ce qui me concerne, je n’ai aucun blues post élection. Juste un peu de nostalgie de ces franches rigolades, de ces discussions que l’on pouvait avoir avec les uns et les autres, au travail, au bistrot, avec des militants, avec des copains, avec n’importe qui voulant bien parler de ces élections.

Mais ça va passer, forcément. Quand sont les prochaines ?

Ce n’est pas beau de rapporter …

Lundi 24 mars 2008

Quand je traînais encore dans les classes du primaire ou du secondaire, on les appellait les cafteurs, les lêcheurs, les faux-jetons. La carrière de ceux-ci, à défaut d’un sursaut moral bienvenu, était généralement freinée par la rude et sévère réprobation de leurs pairs. Et bientôt il apparaissait peu expédient d’aller livrer au « maitre », au « pion », à quiconque, nos petits secrets.

Mais bon, parfois rapporter met plus en évidence la défaillance de l’autorité (toujours soupçonnée de partialité : « Celui là, faut te méfier, il a ses chouchous. ») que l’erreur vénielle parfois déjà connue de tous. C’est dans ces occasions que cafter est oeuvre d’espiègle anarchie.

Or donc, le 16 mars au soir, je m’étonnais de lire un message que je trouvais parfaitement incongru. Dans ces cas là, mon premier réflexe est de me demander ce qui est en train de gratter mon interlocuteur et de saupoudrer un peu de poivre. Comme ça, celui-ci sait pourquoi il râle.

Mais un de ces derniers jours, par hasard, je consultais les liens des sites que j’ai proposé dans le pavé lien. Tout d’abord je constatais que la prophétie de Monsieur Xavier Darcos s’était bien réalisée, que le site 109 apx s’était beaucoup enrichi en vidéo, chansons, et qu’après un assez long flottement d’éditorial après le premier tour,  il aspire dorénavant au rôle de média indépendant garant de la démocratie à Périgueux, que le site de Monsieur Démaret avait disparu, que le site de Michel Moyrand était toujours d’une excellente tenue, que Génération Démocrate et le MoDem avait toujours autant de mal à trouver une doctrine et une ligne politique.

Mais je restais perplexe en découvrant qu’un site que j’avais mis en lien pour sa qualité de présentation de la vie périgourdine, tant culturelle que prosaïque et quotidienne s’était mué sans que j’y prenne garde en site Darcozyste. Non que cela aurait conduit à la suppression du lien direct, mais je l’aurais reclassé dans la catégorie « À propos de la campagne » plutôt que de le laisser dans la catégorie « Infos locales diverses ».

Cet excellent site donc « Vivre en Dordogne à Périgueux » s’était mué en site Darcozyste et des billets analysaient, commentaient et incitaient les électeurs à reconduire Cher Xavier dans son mandat. Et soudain, la date d’un article me saute aux yeux : Samedi 15 mars !

Bigre ! Fichtre ! Diantre ! Ceci aurait-il échappé à la vigilance de Monsieur le Préposé à la propagande ? Aura-t-il poussé son souci du respect des articles L 48 et L 49 du Code électoral jusqu’à signaler ce fait à Monsieur le Préfet de la Dordogne et à Monsieur le Procureur de la République ?

J’en doute énormément. Cependant, à tout hasard, je l’en préviens. Et dans le même temps, je me moque absolument qu’il l’ait fait ou non.

Non ce qui m’importe c’est que le site en question reste un excellent site pour être informé de ce qui se passe à Périgueux en matière d’art plastique et autres formes d’expression.

Ouh ! Que c’est vilain de cafter, cafard !

Ben, oui. Je sais.

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Oh ! Un recours …

Samedi 22 mars 2008
 

CONTRADICTION. « Nous serons une opposition constructive »
Les neuf élus de la liste Darcos annoncent qu’ils seront très vigilants sur les choix
Par : H.C.
À la veille du premier conseil municipal, l’opposition issue de la liste sortante battue a voulu montrer qu’elle était bien en ordre de bataille. Elle annonçait hier soir qu’elle déposait un recours sur les résultats du second tour (lire en page 2-1). Une équipe de neuf élus (1) désormais menée par Philippe Cornet, depuis le retrait de Xavier Darcos.
Une opposition qu’ils veulent constructive et vigilante. « Nous avons rencontré Michel Moyrand et son équipe pour lui demander d’abord qu’il n’y ait aucun ostracisme envers le personnel municipal. Nous en ferions un casus belli. » Philippe Cornet met dans ce cas « les brimades ou les mises au placard ».
Un sujet important pour l’équipe sortante, qui considère le personnel municipal comme « une famille ».
L’autre sujet de vigilance sera la fiscalité : « On a tellement entendu de promesses durant la campagne, et notamment d’embauches ! » Jean-Paul Mingasson veillera sur ce sujet en prônant l’option zéro hausse des impôts locaux. « Un état des lieux a été fait en partant, l’audit qu’on nous promet n’est qu’un gadget. »
Cette nouvelle opposition a donc bien l’intention de se faire entendre. Ils ont au moins une satisfaction : « Les projets 2010 comme le Bas Saint-Front et le pôle multimodal doivent continuer. »
(1) Les neuf élus de l’opposition sont Philippe Cornet, Sylvie Laurent-Sauvage, Marie-Christine Sanjuan, Christiane Rat-Souiller, Luce Pujole, Natacha Monteil-Mayaud et Élisabeth Dartenset pour l’UMP et les divers droite. Jean-Paul Mingasson et Nelly Perraud-Dausse pour le MoDem.

C’est dans le journal Sud-Ouest du samedi 22 mars. Je l’ai sous les yeux mais il est en ligne également pour ceux qui n’auraient pu l’acheter.

Le journaliste titre « CONTRADICTION » à propos de la nouvelle opposition municipale de Périgueux.

De quoi s’agit-il ? D’une contradiction interne d’abord. L’opposition déclare vouloir jouer un rôle constructif dans le même temps qu’elle dépose en dernière minute un recours en annulation. Contradiction double en ce sens que X. Darcos avait déclaré avant que de repartir à ses fonctions parisiennes ne pas vouloir déposer de recours contre les résultats du vote.

La première de ces contradictions annonce-t-elle un recours pour la montre, dans le même temps que l’opposition sait que sa demande n’a aucune chance de prospérer devant les tribunaux ? Cela y ressemble.

Mais peu importe au fond. L’essentiel n’est-il pas de faire un peu d’ombre à la majorité le jour de l’élection du maire ?

Sud-Ouest nous reporte en page 1 du cahier Dordogne pour prendre connaissance des griefs exposés par Philippe Cornet. Ils sont « nombreux » c’est la loi du genre. Ils iraient, selon les déclarations faites à la presse, « d’aides financières à des personnes pour obtenir leur vote » jusqu’à « des procurations qui ne seraient jamais arrivées à leurs destinataires dans les quartiers qui nous étaient favorables. » Et probablement n’est-ce pas tout.

Notons au passage que les périphrases sous entendent de graves accusations si en d’autres mots ces choses là étaient dites… Mais interrogeons nous surtout par quels moyens un candidat peut arriver à ses fins dans ce qui est soulevé par PH. Cornet. Périgueux est une petite ville rurale, Michel Moyrand un homme politique local (ce qui n’est faire injure ni à l’une, ni à l’autre). Maître Cornet nous transporte loin de ce petit milieu périgourdin vers d’aucunes banlieues parisiennes dont j’ai lu dans la presse que de nombreux témoignages établissent la générosité du maire en place témoignée par le truchement d’enveloppes généreusement remplies de coupures de banques, vers la lointaine Paris encore où certains élus défrayèrent la chronique pour leur curieuse propension à bénéficier des suffrages de « faux électeurs ».

Pour tout cela on songe à de grandes fortunes, de grandes influences, de grandes alliances. Notre chef-lieu a-t-il pu soudain s’agrandir à l’échelle de ces fameuses villes et de ces fameux personnages ? L’on en doute.

Michel Moyrand a répondu à la presse qu’il voyait plus une volonté de nuire de la part des auteurs de ce recours qu’une réelle espérance de voir un scrutin « dont les observateurs s’accordent à dire qu’il s’est déroulé dans les meilleures conditions » annulé par la juridiction administrative.

Celle-ci dispose en principe de deux mois pour se prononcer sur ce recours (non suspensif par ailleurs). Mais les tribunaux ne respectent que rarement ce délai. Jugement, appel, Conseil d’Etat, voilà bien des mois où l’eau de l’Isle pourra charrier les baignoires des fêtes nautiques promises par Monsieur le Président de « l’Esprit d’Equipe », Philippe Cornet.

 

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Sur le site de Thé, cakes et socialisme.

Jeudi 20 mars 2008

Il y a non seulement une magnifique vidéo qui décrit bien l’attente, l’incertitude de la journée puis l’explosion de joie  ce dimanche 16 mars vers vingt heure, mais il y a encore une belle analyse des deux scrutins qui se déroulaient.

Le résultat de Mathieu Druillole et Chantal Issoulié est magnifique dans une circonscription extrêmement difficile. Arrivé à deux cent voix de Monsieur Daudou, ils réalisent le meilleur score d’un candidat socialiste face à un candidat R.P.R. puis U.M.P.

Allez consulter ce beau travail ici.

C’est FINI.

Lundi 17 mars 2008

L’utilité de ce blog, si tant est qu’il en eut, s’est achevée avec l’issue du scrutin.

Du propos qu’il se fixait initialement, je dois reconnaître qu’il ne reste pas grand chose, sauf cependant le dialogue, rude parfois mais, je le crois, entre personnes sincères, qui s’est noué avec Frédéric Boudet de Génération Démocrate. Nous avons plus mesuré ce qui nous séparait que ce qui nous rapprochait, mais il faut le temps et le silence pour que les fruits d’un échange mûrissent.

Et puis, bien sûr les autres commentateurs qui ont pris la peine d’exprimer une opinion sur le contenu de ce blog, jusqu’aux « défenseurs » courtois de certaine candidate, ont participé de cette première intention que je n’ai pas été en mesure de faire exister.

Mais bon, je m’en console, parce que je suis également affreusement partisan.

Bien sûr, je ferai encore un article ou deux. Pour annoncer la passation de pouvoirs entre l’exécutif ancien et l’exécutif présent, et peut-être pour une ou deux petites choses encore, ce blog resservira.

Mais après, il faudra bien que cela finisse. Ce d’autant que, mon mauvais caractère aidant, ne serai-je pas bientôt un observateur tatillon, vétilleux de l’action de la nouvelle municipalité ? Ne serai-je pas, passé la première joie, un « foutu emmerdeur » ?

Je le crains. Le plus simple est d’arrêter ce blog.

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18 heure, le scrutin est achevé et …

Dimanche 16 mars 2008

J’ai reçu ce jour ce curieux mail que je vais reproduire ici.

J-P LACOT a écrit:
Monsieur, madame,
En vertu de la loi et la réglementation du code électoral, article L48 et L49 du code électoral, il vous est interdit d’écrire et de faire commenter des articles à la date du vendredi 14 mars à 24h00. Nous avons repéré des articles datant du 15 et 16 mars 2008, accompagnés de commentaires. Nous vous informons du signalement de ces faits auprès des services de la police nationale de Périgueux en leur transmettant toutes les copies des documents en date du 15 et 16 mars 2008.

Le secrétaire de propagande de la commission de Périgueux

J-P LACOT

Ref blog : http://hermione.unblog.fr/contact-mail-bloggers/ Copies à : Cabinet de M. le Préfet de la Dordogne
M. le Procureur de la République
M. le Directeur Départemental de la Sécurité Publique

Quelle mouche a donc piqué ce monsieur ? Eh bien vraisemblablement les commentaires que j’ai laissé publier par Monsieur Robert CASANOVAS.

Du moins est-ce ce que je déduis du texte ci-dessus. En effet, mon blog ne représente que les réflexions d’un simple citoyen au sujet du matériel électoral et des rumeurs qui courrent la ville et ne reproduit que des matériels largement diffusés qui n’ont aucun caractère nouveau ni unique au moment où mes articles peuvent être lus.Puisque les mises au point de Monsieur CASANOVAS n’ont pas l’heur de plaire publiées en commentaire, je vais les publier en articles.

24 mars 08 : Toutefois, d’autres réflexions me sont venues : Ce n’est pas beau de rapporter …compteur web

Ce que dit Monsieur Robert CASANOVAS, plainte déposée contre X. DARCOS.

Dimanche 16 mars 2008

Mise au point N° 1 Monsieur CASANOVAS :

Il n’y a absolument rien d’ignominieux ni de diffamatoire dans ce tract qui se borne seulement à poser des questions à Monsieur DARCOS. Au demeurant, toutes les informations contenues dans ce tract sont exactes et ont été rigoureusement vérifiées au préalable. Ce tract n’est que la reproduction fidèle d’une pétition qui été adressée officiellement à l’assemblée nationale et au Sénat. Les questions posées à Monsieur DARCOS ne concernent pas sa vie privée mais le recrutement de son épouse comme chef-adjoint de son cabinet dans des conditions irrégulières. Quant aux auteurs du tract, ils ne sont nullement anonymes puisqu’une copie intégrale du document avait été préalablement adressée à Monsieur DARCOS par courrier recommandé avec accusé de réception pour recueillir ses éventuelles objections. Monsieur DARCOS n’ayant pas répondu et ne s’y étant pas opposé, le tract a donc été distribué avec son accord implicite. Il est à signaler que s’il n’a pas déposé plainte ( ce qui reste à vérifier ) c’est que les faits ne sont pas si “ignominieux” et “diffamatoires” que certains pourraient le penser…
Robert CASANOVAS

 

Mise au point N° 2 de Monsieur CASANOVAS :

Ci-dessous reproduction intégrale de la lettre adressée à Monsieur XAVIER DARCOS
Objet : Distribution de tracts – Interpellation policière – Plainte devant Monsieur le Procureur de la République près le tribunal de grande instance de Périgueux.

Cependant, cette plainte ne semble pas avoir eu de suite judiciaire, faute de preuve ou d’argument.

 

(suite…)

Ce que dit Monsieur CASANOVAS, plainte déposée contre X. DARCOS. -suite N°1-

Dimanche 16 mars 2008

-Suite-

Quelques minutes plus tard, nous quittions l’hôtel afin de continuer notre distribution de tracts auprès de la population de la ville de Périgueux. Nous avons rejoint notre véhicule qui stationnait dans le parking souterrain jouxtant l’hôtel Mercure. C’est alors qu’on surgit quatre personnes exhibant des cartes tricolores de la police nationale. Nous avons immédiatement reconnu les faux « clients » qui quelques minutes plus tôt prenaient leur petit-déjeuner à proximité de notre table à l’hôtel Mercure.
Ces quatre policiers procédaient à notre interpellation au motif que nous avions été vus la veille procédant à la distribution de tracts et que Monsieur Xavier DARCOS, ministre de l’éducation nationale et maire de Périgueux, avait porté plainte dans la nuit pour « diffamation publique ».
J’ai indiqué aux policiers que les tracts distribués n’avaient aucun caractère diffamatoire, que l’ensemble des faits évoqués était totalement exact et que j’en assumais la responsabilité. Les policiers m’ont demandé d’ouvrir le coffre du véhicule pour vérifier s’il ne contenait pas des tracts. J’ai refusé en indiquant qu’il n’y avait aucune commission rogatoire d’un magistrat instructeur pour procéder à une telle perquisition à laquelle je m’opposais. J’ai demandé à ce qu’un magistrat du parquet soit immédiatement informé de la situation. Les policiers m’ont répondu que dans ce cas nous devions les suivre dans les locaux du commissariat de police pour y être interrogés. J’ai demandé à quel service de police ils appartenaient. Un des policiers m’a répondu qu’ils appartenaient à la direction départementale des renseignements généraux.

 

(suite…)

Protégé : Ce que dit Monsieur CASANOVAS, plainte déposée contre X. DARCOS. -suite N°2-

Dimanche 16 mars 2008

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Protégé : Ce que dit Monsieur CASANOVAS, le tract. -suite N° 3-

Dimanche 16 mars 2008

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